On dit que dans le Nord-Pas-de-Calais... « Le maroilles se trempe dans le café ! »

On dit que dans le Nord-Pas-de-Calais... « Le maroilles se trempe dans le café ! »

Quatrième de couverture

De la pluie à l'accent ch'ti, les idées reçues sont nombreuses sur la région Nord-Pas-de-Calais. Décryptées, analysées, commentées, confirmées ou démenties, cent d'entre elles sont passées à la loupe :
On dit que tout le monde y vit dans des corons
On dit qu'il fait tout le temps froid
On dit qu'on finit les phrases par «quoi»
On dit qu'on trempe du maroilles dans son café le matin
On dit qu'on peut trouver une friterie dans chaque village
On dit qu'on peut faire du ski dans la région
On dit que le maire de Dunkerque jette des harengs aux habitants
On dit que le meilleur public de football est à Lens
On dit que L'Internationale est née à Lille

Un quizz vous permettra ensuite de tester vos connaissances.

Extrait de On dit que dans le Nord-Pas-de-Calais... « Le maroilles se trempe dans le café ! »

Introduction

C'est bien connu, les Nordistes ont tous dans leur sac un parapluie, pour parer à une «drache» intempestive. C'est bien connu, aussi, dans le Nord-Pas-de-Calais, on mange du maroilles au petit déjeuner, des frites au déjeuner, et puis des patates au dîner, le tout accompagné de bière, l'unique boisson locale. Enfin, c'est bien connu, sans soleil, pas de touristes : qui viendrait voir des tas de charbon qui forment des montagnes noires, seuls reliefs d'un paysage plat donc sans intérêt ?
C'est pour remettre en question - ou confirmer parfois - les clichés sur le Nord-Pas-de-Calais que ce livre propose d'analyser cent idées reçues sur la région. Du patois ch'ti aux beffrois en passant par la Braderie de Lille, le carnaval de Dunkerque, le musée du Louvre-Lens ou les plages de la Côte d'Opale, autant d'entrées pour mieux connaître la région. On y découvre une région aux traditions perpétuées, à la fête permanente et à l'esprit tourné vers le futur.
Loin de l'image grise qu'on s'en fait, le Nord-Pas-de-Calais révèle ses richesses tant en matière d'histoire et de patrimoine, d'économie, de société, de gastronomie, que de sports et loisirs. Ici c'est la région de Dany Boon, celle du RC Lens, de Charles de Gaulle et des bêtises de Cambrai. C'est la région qui verra se concrétiser la troisième révolution industrielle, celle qui rassemble les gens pour la plus grande Braderie d'Europe ou des parades extraordinaires, comme celle qui réchauffe les coeurs avec sa chicorée, sa bistouille ou son welsh. Et si vous pensez déjà la connaître, répondez aux questions du quizz final, vous pourriez avoir des surprises...

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ON DIT QUE les Anglais on débarqué

Distantes d'une trentaine de kilomètres de Calais à Douvres, la France et l'Angleterre ont toujours eu une histoire liée. Qu'il s'agisse d'invasions ou de guerres ou, aujourd'hui, de tourisme et d'échanges.

La bataille de Bouvines revêt pour certains historiens une importance capitale : elle serait une des dates fondatrices de la Nation française. Il faut dire qu'avant cette bataille, le royaume de France est menacé : nous sommes en 1214 et le roi d'Angleterre, Jean sans Terre, a des vues sur le territoire. Il monte une coalition notamment avec Otton IV, empereur romain germanique, contre Philippe Auguste, roi de France. Mais la bataille qui a lieu le 27 juillet ne se déroule pas comme ils l'avaient imaginé. Fort de la victoire de la Roche-aux-Moines, dans le Maine-et-Loire, Philippe Auguste met en place une stratégie pour contrer l'ennemi dans le Nord. Bien que moins nombreuse, l'armée réunie par le roi français bat la coalition et Jean sans Terre regagne l'Angleterre. Le roi capétien, lui, retire de cette victoire un pouvoir accru face à ses rivaux européens. Les Anglais ont donc bien débarqué dans le Nord-Pas-de-Calais, mais ils ne s'y sont pas installés à l'époque. Pourtant, plusieurs siècles plus tard, les Anglais sont bien présents dans la région : ils y représentent la moitié des touristes étrangers, même si leur nombre diminue. Les festivités en lien avec le centenaire de la Grande Guerre attirent notamment les Anglais sur les lieux de mémoire comme la carrière Wellington, mémorial de la bataille d'Arras. Au-delà du tourisme, de nombreux Anglais ont traversé la Manche pour venir vivre dans le Nord de la France. Le coin anglais situé rue des Arts lors de la Braderie de Lille chaque premier week-end de septembre est un exemple de rassemblement d'Anglais, qui prouve que les liens entre les deux pays ont bien fait oublier la fameuse bataille de Bouvines...